Territoria d'Or 2016 : la Ville, la Communauté urbaine et le CCAS d'Angers relisent leurs politiques publiques pour dépenser mieux.

4 Janvier 2017, 13:44pm

Publié par Territoria le Blog

Territoria d'Or 2016 : la Ville, la Communauté urbaine et le CCAS d'Angers relisent leurs politiques publiques pour dépenser mieux.

La relecture des politiques publiques angevines a été saluée par le Prix Territoria d'or 2016 dans la catégorie Pilotage/Evaluation : une démarche conjointe de la Ville, de la Communauté urbaine et du CCAS d'Angers, avec la double volonté d'une rationalisation des dépenses publiques et d'une plus grande efficience des services rendus à la population. Rencontre avec Laurent le Sager, directeur général des services de la ville d'Angers et de la communauté urbaine Loire Métropole.

Nous avons lancé, au niveau de la communauté urbaine, de la ville d'Angers et du CCAS, la relecture de nos politiques publiques. Qu'est-ce que cela signifie ? Rien d'autre que se poser la question de l'adéquation des missions que nous exerçons - municipales, communautaires, ou d'action sociale - avec les moyens dont nous disposons.

La démarche revient à redéfinir le périmètre du service public, à repenser les prestations délivrées à nos populations... Que poursuivons-nous ? Qu'arrêtons-nous ? Que devons-nous faire différemment ? Qu'est-ce que nous ne faisons pas et qui mériterait de l'être ? C'est à partir de ces questionnements simples que notre projet de relecture a vu le jour, avec un pilotage mené pendant dix-huit mois au sein de l'ensemble des services.

Poser le sac, recenser, évaluer...

Quand je dis nous, cela veut dire d'abord l'ensemble des élus - puisque ce sont eux qui ont reçu mandat des citoyens - en relation étroite avec l'ensemble des directeurs ressources et des directeurs opérationnels des collectivités concernées.

L'analyse se déroule en trois temps. A commencer par le recensement, le diagnostic, y compris de certaines politiques publiques qui peuvent être redondantes. Car on se rend compte que nous menons des actions publiques assez proches les unes des autres mais qui parfois s'ignorent... La première étape, c'est donc de poser le sac, sans a prioride recenser et d'évaluer tout ce que nous faisons.

A partir de cette connaissance panoramique et exhaustive de l'existant, au regard également des différents critères qui soutiennent l'action, nous avons élaboré des scénarios et mesuré les conséquences des choix que nous serons amenés à faire.

La troisième étape est celle des décisions et de la mise en place de la réforme. Cela exige un accompagnement fort, vis à vis des services, accompagnement en ressources humaines, en insistant sur le management. Il faut faire beaucoup de pédagogie, expliquer, faire dans la transparence, mobiliser tous les acteurs. Nous avons ainsi réuni les "Etats généraux du sport" et les "Assises de la vie associative" pour qu'usagers et citoyens soient associés à notre démarche. 

Nous recentrer sur nos coeurs de métiers

On le sait tous, les temps financiers sont extrêmement contraints. Et ce n'est pas prêt de s'arrêter. Il vaut mieux acter ce temps, qui sera long, pour mettre en oeuvre un certain nombre de réformes. Et puisque, encore une fois, on ne pourra plus tout faire, il est important de nous recentrer sur nos coeurs de métiers. On fera peut-être moins de choses mais on les fera mieux. Nous avons changé d'ère. Les esprits sont mûrs pour accepter des évolutions inéluctables et pour les conduire.

La ville d'Angers et le CCAS, c'est 3450 agents, l'agglo 800. Nous touchons des secteurs d'activités très différents avec plus de 230 métiers ! Tous sont concernés par la démarche. Ainsi, dans le secteur des sports et loisirs, comment ne pas s'interroger sur les missions des gardiens de stades et de salles. Aujourd'hui présents sur sites toute la journée, quelle est leur vraie valeur ajoutée ? Mais, pour faire bouger les lignes dans ce domaine, il faut aussi responsabiliser les usagers pour parvenir à une présence différentiée, avec un accès aux équipements autrement qu'à travers une présence physique. Ce n'est évidemment là qu'un exemple parmi bien d'autres !

Quels que soient les secteurs, ce n'est pas forcément la révolution : c'est plutôt une multitude d'évolutions dont il faut mesurer l'impact et qu'il faut conduire avec beaucoup d'humilité. Pourquoi ne pas imaginer, autre exemple, l'ouverture des bibliothèques certains dimanches matin ? Au total, c'est une démarche de long terme, commencée il y a plus de deux ans, une démarche d'amélioration continue, en mettant l'accent sur le management : mobiliser les cadres, les directeurs, associer leurs collaborateurs, écouter les usagers, expliquer, dialoguer, partager, faire comprendre. Avec toujours à l'esprit notre double objectif d'une rationalisation des dépenses publiques et d'une plus grande efficience des services rendus à la population.

Laurent le Sager, directeur général des services de la ville d'Angers et de la communauté urbaine Loire Métropole

 

Pour aller plus loin

> La fiche technique du Prix Territoria d'or 2016, catégorie Pilotage/Evaluation

> Mieux connaître la communauté urbaine Angers Loire métropole

Fin novembre dans les Salons de Boffrand de la Présidence du Sénat, la remise du Prix Territoria 2016, catégorie Pilotage/Evaluation, des mains du sénateur Alain Gournac, président de l'Observatoire Territoria, en présence de Françoise Larpin, directrice associée, KPMG Secteur public.

Fin novembre dans les Salons de Boffrand de la Présidence du Sénat, la remise du Prix Territoria 2016, catégorie Pilotage/Evaluation, des mains du sénateur Alain Gournac, président de l'Observatoire Territoria, en présence de Françoise Larpin, directrice associée, KPMG Secteur public.